Bienvenue à la 6ème édition du NUMAD !

Mesdames, Messieurs, chers délégué(e)s,

Le monde de 2050, le monde que nous allons offrir à notre génération future, est le monde de la surpopulation, un monde qui portera 10 milliards de bouches à nourrir. 10 milliards de corps à rassasier, 10 milliards d’hommes à loger. C’est le monde des disparités : 25% de la population mondiale sera africaine (8 % aujourd’hui) contre moins de 5% européenne.

La Terre de notre avenir, est la Terre amputée de ressources naturelles, qui connaîtra la désertification, l’extension des zones d’habitation, la dégradation de ses zones fertiles, l’épuisement des sols… L’eau, le pétrole, le gaz naturel mais aussi le cuivre, l’uranium, le fer, l’or, le charbon se feront rares.

C’est la Terre engendrée par le réchauffement climatique : qui résultera de l’élévation de la mer et de la fonte de la calotte glacière, à l’origine du déplacement de bon nombre d’individus et de leur statut de « réfugiés climatiques ».

C’est la Terre dont la biodiversité aura été mise à mal par l’activité humaine, dont la faune et la flore auront subi un effondrement global et la disparition de milliers de leurs espèces et écosystèmes.

La société de 2050 est la société de la ville. Les pays développés, où l’urbanisation a atteint depuis longtemps un point de non retour, devront inventer la ville de demain, plus concentrée, plus durable et plus inclusive ; quant aux pays en voie de développement, ils continueront à être le théâtre d’un formidable exode rural qui bouleversera le mode de vie de sociétés néo-urbaines et abriteront l’essentiel des mégapoles multimillionnaires dont la croissance posera d’énormes défis aux prochaines générations de gestionnaires et décideurs .

Ce nouveau monde sera aussi celui des nouvelles puissances, puisqu’aucun pays européen ne se trouvera plus parmi la liste des 10 plus grandes puissances économiques mondiales.

Aujourd´hui nous sommes en 2016. L’austérité économique s’accompagne d’une guerre contre le terrorisme, contre Al-Quaïda, Daesh, la propagande et la radicalisation. Les fraudes financières éclatent au grand jour autant que la corruption des gouvernements. Nous traitons ces questions comme la base d’une crise mondiale déroutante, pourtant dans une perspective de long terme, elles sont obsolètes.
Même si nous tentons quelque peu de corriger notre tendance à la vision court-termiste, comme nous l’a prouvé la conférence de la COP 21, ces progrès sont fragiles et limités par les modes de gouvernance mondiales.

Ainsi, la durabilité de notre planète est entre les mains d’organisations internationales,
telle l’ONU, et dépend de leur capacité à se projeter dans un avenir instable pour tenter
de rendre dès aujourd´hui notre présent responsable et de nous garantir un futur serein.
A l’échelle de notre modélisation des Nation Unies à Madrid, nous avons le projet
ambitieux de mettre en oeuvre cette même capacité au sein de différentes commissions, dans l’optique d’un projet enrichissant, éducatif et sérieux. Cette année 2017 s’annonce tout particulièrement sous le signe de la rigueur puisque la procédure du NUMAD s’est vue refondue, afin d’être plus codifiée.

Chers délégués, ambassadeurs, présidents, d’Assemblée générale ou de commission,
secrétaires généraux, accompagnateurs, organisateurs, le thème qui sera traité lors de la session du NUMAD 2017 est :

« Comment résoudre aujourd’hui les problèmes de demain ? »

Bien à vous,

Axelle SCAMPS

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